:-:-:  Tous ces poèmes m'appartiennent et sont sous copyright :-:-:

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Mystères

 

 

J'ai marché sur le fil tendu entre les pôles

De l'immense Univers; celui de la passion,

J'ai surfé sur ses flôts, tout gonflés d'émotion,

J'ai remonté son cours dans une barcarolle.

 

 

J'ai vu toujours plus loin des rivages uniques,

J'ai ressenti l'attrait de son appel puissant,

J'ai voulu résister à son désir ardent,

A son envoûtement, à ce bonheur Mythique.

 

 

J'ai embrasé mon âme en flamboyant mon corps,

J'ai douloureusement effacé mes remords.

Ma raison éperdue est restée sur la grève

De cette plage blonde aux parfums délicieux

Je la revois sans fin au-delà de mes rêves,

Sans jamais découvrir ses secrets Mystérieux.

  

 

 

 

 

  

   A ma cousine

 

 

 

 

 Plongée dans le passé, je revois mon enfance.

Tous les beaux souvenirs apparaissent soudain.

Les jeux, les cris joyeux, empreints d'exubérance

Nostalgie douce et tendre de ces instants lointains.

 

Je n'ai pas oublié les courses à bicyclette

Sur le guidon assise, et les cheveux au vent,

Conduite avec bonheur par ma cousine Huguette.

Enfance bienheureuse...Ah! C'était le bon temps.

 

Les jours et les années ont passé sur nos vies,

Et l'âge a fait de nous, des êtres de raison.

Des adultes sensés, en tout cas on le dit,

Qui sont partis ailleurs, pour voir d'autres horizons.

 

Et si ce jour j'écris, c'est pour parler d'Huguette,

Cette petite fille aux yeux d'un bleu si beaux,

Un vrai garçon manqué, défiant l'étiquette,

Avec un coeur rempli de principes moraux.

 

Nous fûmes séparées, la vie est ainsi faite.

Nos chemins divergeaient, et l'oubli est venu,

Mais tout au fond de moi, je reste insatisfaite

De ce vide immense, de tout ce temps perdu;

 

Et puis un jour pourtant, arriva une lettre,

Des nouvelles enfin qui viennent réveiller

Des souvenirs enfouis demandant à renaître

Deux cousines qui s'aiment et se sont retrouvées.

 

Et dans ses yeux je lis notre amitié si belle,

Cette chaleur en nous, cette affection sans fin,

Car nées du même sang nous sommes des jumelles,

La fille d'Albertine et celle d'Antonin.

 

Le frère et la soeur..Mon Dieu qu'ils se ressemblent,

Le même azur des yeux, le même Amour au coeur

Nous sommes leurs enfants. Huguette il me semble,

Rester toujours unies, c'est ça le vrai bonheur.

 

 

 

 

 

  

  Les Mots des Maux

 

 

 Déclarations d'Amour, ces mots que l'on murmure,

Usés jusqu'à la trame, polis comme un galet,

Aux accents colorés comme une enluminure,

A la grandiloquence quand ils sont passionnés.

 

Ils ont des sons divers, et d'étranges musiques,

Nés dans les profondeurs d'un coeur en harmonie

Leurs degrés dépendant de l'idiosyncrasique,

Propre à chaque amoureux et à son eurythmie.

 

Ces mots, encor ces mots, pourtant toujours les mêmes,

Refleurissent en bouquets, aux nouvelles Amours,

Chauds rayons de soleil, déversant des " Je t'aime",

Aux accents flamboyants comme un très beau discours.

 

Rumeurs d'étoffes douces, lorqu'on se les susurrent,

Enchantement de soie, sur chair en liberté,

Offrande d'un aveu défiant la censure,

Voyage au bout du rêve, violemment révélé.

 

Ils glissent hors du temps, emportés par les rêves,

Quelquefois refoulés au goût d'ombre de nuit,

Les nus, les évidents, délaissés sur la grève,

 d'une plage en tendresse de sentiments enfouis.

 

Alors naissent les mots qu'on dit par habitude,

Les " obligés-pensants" d'un désir qui se meurt,

Parfums évanouis empreints de lassitude,

Morne  récitatif indifférent au coeur

 

 

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