:-:-:  Tous ces poèmes m'appartiennent et sont sous copyright :-:-:

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Eveil Amoureux

 

  

 Sous la voile gonflée des sens qui se réveillent,

Le coeur accéléré se déverse en volcan,

Fiers contours d'horizons aux îles aux cent merveilles,

O! Rythmes immémoriaux de refrains éloquents.

 

Musique d'un poème sur un corps en jardin,

Silence de ciel blanc aux clartés ephémères

Et la danse soyeuse d'un souffle anodin

Sur épiderme en soif au goût d'amande amère.

 

Une aube de douceur sur des mots en naissance,

Incancation à deux, emportées hors du temps,

Flammèches de désir jusqu'à l'incandescence,

Sur le derme en labour invisible et constant.

 

Un doux ruissellement de parfums en jonchés,

Terre chaude en promesses au goût d'ivresse folle,

Amour en filigrane, par delà le péché

Sur un serment d'Amour gravé comme un symbole.

 

 

 

 

  

  

 Pensées pour le Poète

 

 

 

Quoi ! La saint Arthur ! Aujourd'hui c'est la fête.
Célébrons le poète aux semelles de vent,
Contemplons son étoile dans le bleu firmament,
De sa prose et ses vers, enivrons-nous la tête.

 

C'est un nectar divin qui coule dans nos âmes,
Et ses mots flamboyants , font un bel arc-en ciel,
Leurs sons et leurs couleurs deviennent l'essentiel,
Nous transportant ailleurs, ravivant notre flamme.

 

Mes pas, soudainement m'entraînent vers le square,
Où trône fièrement le buste de Rimbaud.
Les « pelouses mesquines » se piquent de lambeaux,
Des feuilles rouges et or, dont l'automne les pare.

 

Les vieux bancs du passé sont là et nous invitent,
A la pause obligée, pour le recueillement,
Tandis que du bassin, les rochers apparents,
Dressent haut, leurs dômes, aux formes mégalithiques.

 

Les rentiers à lorgnons, les gros bureaux bouffis,
Tous ces bourgeois poussifs, les alertes fillettes,
Le désert absolu autour de la gloriette,
L'orchestre militaire.Où sont-ils, Sapristi. !!!

 

En ce jour de novembre, là, devant la statue,
Je m'incline humblement, et mes pensées s'envolent,
Vers un ailleurs lointain : C'est une farandole,
De rimes et d'images, comme un sous-entendu.

 

Je m'éloigne et remonte par la rue Jean-Jaurès.
Tout au bout j'aperçois, Charles de Gonzague,
Sur la gauche, un kiosque où les fleurs extravaguent,
Me fait un petit signe, plein de délicatesse.

 

Fureteurs mes regards portent sur une rose,
D'un beau rouge incarnat, pétales veloutés,
Une tige immense à la base épointée
Dans son papier brillant, elle a un air grandiose.

Je l'acquiers et reviens, pour déposer la fleur,
Aux pieds du grand Rimbaud, je veux fêter Arthur,
O ! la chance inouïe d'être en villégiature,
Dans sa ville superbe aux décors enchanteurs.

 

Et je sens en mon sein vibrer mille tendresses,
Au tomber de la nuit, dans ce square désert,
Il pleure dans mon cour, comme dans l'univers,
Je te salue poète, Hommage je t'adresse.

 

 

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