:-:-:  Tous ces poèmes m'appartiennent et sont sous copyright :-:-:

:-:-:- Il est formellement interdit de les utiliser. :-:-:-

 

  

A mon Père

 

 

C'était un mois de Mai, si triste à ma mémoire,
Au dehors le soleil épanchait ses rayons,
La nature elle-même avec reflets de moire,
Impudente étalait son luxe à profusion.

 

J'avais froid dans ma chair, je souffrais le martyr,
Et dans mon coeur l'hiver régnait en souverain,
Tandis que dans la chambre, la faucheuse en délire
Cueillait insouciante, l'âme pure d'Antonin.

 

Papa, mon cher Papa, O ! combien ton absence
Est pesante parfois, je te revois toujours,
En flash-back souvenir, tu es en permanence
Sur l'écran de ma vie, Toi, l'auteur de mes jours.

 

 

 

 

 

  

Charleville-Mézières

 

 

Charleville ou Mézières ? Mais quel méli-mélo !
0ù suis-je donc ici, quel est ce grand mystère ?
Où commence Charleville et où finit Mézières,
Je n'oublierai jamais ce grand imbroglio.

Les deux villes se touchent, elles en sont très fières,
Pour se mieux ressembler, se partagent les eaux,
De la Meuse superbe, qui roule ses longs flots,
Ornant gracieusement les deux cités altières.

Il faut toujours compter sur ce qu'on dit : hasard,
Et il me conduisit au coeur de Charleville ;
A Mézières pourtant, dans un quartier tranquille,
Je devais résider jusqu'en Mars, au plus tard.

Charleville me fut, très chère dès l'instant
Où j'y vins par erreur, et pour la seule cause,
D'un Marathon auquel, je dus tellement de choses,
Même aujourd'hui encor, je bénis ce moment.

Dans la rue d'Aubilly, je portais mes pénates
Et m'installai ravie, dans un grand nid douillet ;
La lumière inondait de par les baies vitrées,
Cet endroit merveilleux où je vécus béate.

Je venais du Midi, et j'eusse du, je sais,
Pleurer sur le soleil qui fait défaut ici,
J'avoue avoir souvent trouvé le ciel bien gris,
Mais la beauté des lieus, fit oublier ce fait.

La place Ducale, l'immense cour pavée,
D'où partent quatre Rues, qui vont en musardant,
D'Est en Ouest, au Nord, au Sud avec l'accent
De l'horloge qui scande un grand air du passé.

Superbe architecture, impression si grandiose,
Toits d'ardoises luisants, aux reflets vert-moussus,
La multiplicité des arcades cossues,
Ensembles si parfaits, s'unissant en symbiose.

La rue du Petit-Bois, descend majestueuse,
Et celle du Moulin, s'en va joyeusement,
Vers le Musée Rimbaud qui trône fièrement,
Sur le quai où jadis, Arthur voyait la Meuse

A l'époque c'était, Quai de la Madeleine,
Numéro 5. C'est là, pendant plus de six ans,
Que le génie en herbe, passa de longs moments,
A rêver de voyages et à cacher ses peines.

Il naquit dans la rue Napoléon qui est,
Aujourd'hui devenue, Pierre Bérégovoy.
Déambulant un jour, je ne sais trop pourquoi,
Je me sentis soudain par ce lieu attirée.

Au dessus d'un local , nommé « France-Loisirs »,
Je vis une inscription en marbre qui disait :
« Ici est né Rimbaud », et j'eus belles pensées,
Vers ce poète immense qui fut un grand Marthyr.

J'allai me recueillir sur sa tombe. Il repose
Auprès de Vitalie sa soeur et sa maman,
Son grand-père est là aussi, et tristement,
Je déposais en pleurs, l'offrande d'une rose.

Jean-Nicholas-Arthur, ta poésie divine,
C'est l'immortalité que tu nous as léguée,
Tu étais incompris à l'époque où, blessé,
Tu jetais sur des feuilles ton âme enfantine..

Richesse de ta prose, musique de tes vers,
Joyaux multicolores de tes mots imagés,
Du rubis au diamant, finement ciselés,
Ton style a conquis notre grand Univers.

La grandeur de ton ouvre, son immense beauté,
Fut souvent mal comprise, ou alors bien plus tard,
Je pense assurément , à ton prof Izambard,
Qui fit la parodie de ton « Coeur supplicié ».

Ta fugue à Paris, s'acheva O ! déveine,
Au fond d'une prison où tu fus enfermé,
Pourtant un an plus tard, tu revins extasié,
Pour répondre à l'appel de Monsieur Paul Verlaine.

Vos deux noms à jamais, resterons solidaires,
Quand on dit « Paul Verlaine », on pense à Rimbaud,
Et le « Vice est Versa », et le recto-Verso,
Et toutes ces questions que vos liens suscitèrent.

 

 

 

 

  

Grammaire

 

 

 Je veux t'offrir des mots d'Amour et de Lumière,

Des verbes en couleurs, et de graves accents,

Ourler à petits points comme une dentelière,

Adjectifs et adverbes, sujets et compléments.

 

Faire avec les pronoms une intimité douce,

En arriver au Tu, me rapprocher de Toi,

Remonter lentement le Nous en pente douce,

Et le sens réfléchi pour partager l'émoi.

 

Je suis subordonnée, mais aussi relative,

Selon les circonstances quand j'introduis le Que,

Incomplète parfois, souvent comparative,

Devant tes  pourquoi pas, tes nombreux parce-que.

Le monde impératif, quand ta forme est active,

Tes interrogations, ton goût d'analyser,

Les temps plus que parfait, tes vues corrélatives,

Sont les points essentiels avant les guillemets.

 

Je te mets en exergue, tu es mon synomyme,

Et dans la parenthèse qui va se refermer,

J'inscris le mot "Amour", je suis un pseudonyme

Amoureuse du Verbe qui est celui d'Aimer.

 

 

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