:-:-:  Tous ces poèmes m'appartiennent et sont sous copyright :-:-:

:-:-:- Il est formellement interdit de les utiliser. :-:-:-

 

 

Uvanie

 

 

Ma petite Reine, mon Amour de rubis,

Toi ma princesse que je n'avais pas choisie,

Lorsque je te regarde j'ai le coeur qui chavire,

Je t'aime au-delà de ce que je puis dire..

J'avais posé sur toi, dès lors de ta naissance,

Un bref regard distrait tout plein d'indifférence,

Un refus sans appel, tu n'étais pas du tout

Celle que j'attendais, envers et contre tout..

Je partis tristement, mais j'avais la promesse

Que j'aurais très bientôt l'Amour qui m'intéresse.

Un king aux trois couleurs O ! Mon Dieu qu'ils sont beaux,

Et j'attendais fiévreusement ce somptueux cadeau..

Comme dit le proverbe, j'en ai fait l'expérience

Jamais on ne peut calculer à l'avance..

Et le jour où j'allais choisir mon protégé,

Toi, ma reine chérie, je t'ai vu arriver..

D'une allure posée, gracieuse et nonchalante,

Tu es entrée dans ma vie telle une conquérante,

Quoi ! C'est toi que je vis, il y a de ça trois mois ?

Celle que je rejetai sans regret, ni émoi ?

Combien tu as changé, tu es devenue belle,

Une robe ruby, identique à celle

Que j'espérais tant. Un seul regard sur toi

Me voici aussitôt raide-dingue et sans voix..

Tu nous as adoptés, tu as quitté tes frères

Sans même jeter un coup d'oeil en arrière.

D'emblée tu as compris, ton bonheur ici bas

Serait tout simplement de vivre dans nos pas.

 

 

 

 

 

La Libellule

 

 

Belle libellule aux ailes transparentes,

Qui viens te reposer sur mon bel Aloès

Je t'observe en secret, tu es là nonchalante,

Immobile et figée, semblable à un Sphinx.

Sans faire aucun bruit, de peur que tu t'envoles,

J'étudie, attentive le moindre des détails,

Tu es belle tu sais, et lorsque tu décolles

Tu fais des arabesques comme un grand éventail.

C'est tellement charmant, j'aimerais bien te suivre,

Dans ces raids aériens, où l'air pur nous enivre.

Tout à coup, immobile, tu parais être en transes,

Puis tu repars gaiment esquissant mille danses.

O ! Belle Libellule, je sais tu reviendras,

Tu ne seras pas seule, les autres seront là,

Et dans l'humidité du gazon arrosé,

Vous déploierez le faste de vos ailes diaprées.

 

 

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