:-:-: Complainte
pour les oiseaux :-:-:


Paysage d'hiver, où les
flocons s'envolent,
Emportés ça et là par le vent
froid du Nord ;
Spectacle merveilleux, c'est
une farandole
Qui s'élance légère en de
joyeux transports.

Je suis là, bien au chaud, et
mon regard s'énivre
Et se perd lentement dans
l'univers en blanc
Où se confondent le ciel et
le sol, je veux suivre
Ces tourbillons gracieux
éthérés et tremblants.

Le squelette des arbres, peu
à peu se transforment
En d'harmonieux
dessins ; Cest un pastel de blanc.
Tout disparaît et prend des
allures uniformes,
Le paysage sommeille et
devient nonchalant.

Par delà les carreaux,
j'aperçois la mangeoire
Où les petits oiseaux
viennent se réfugier.
Les moineaux si nombreux,
mésanges à tête noirs,
Voici l'heure venue de vous
rassasier.

Papillons inlassables qui
tombent sur le terre,
Insensibles au sort des
beautés emplumées,
Qui de leurs yeux inquiets,
voient dans le ciel austère
Un lendemain glacial sous
leurs pattes gelées.

Ils ont froid, ils ont faim,
ils viennent à nos portes,
Pour survivre à ce gel qui va
les engourdir,
Ouvrons vite nos cours, et
prêtons-leur main forte :
Bicuits, beurres et
grains..Vous n'allez pas mourir.

Tout au long de l'hiver,
apportons-leur de l'aide,
Ne fermons pas les yeux, ne
leur faisons pas peur,
Les jours gris s'en iront,
car le printemps succèdent,
Aux sévices du froid,
apportant le bonheur.

Mais pour l'heure la neige,
inlassable déroule,
Son manteau blanc semblable à
un linceul mouillé,
L'hiver s'est installé, se
maintient et s'enroule,
Sur l'infini offert, prêt à
se pétrifier.

( Ecrit le 6/01/2005 )


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